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2010 : une année tendance gris sophistiqué 08-02-2010
Le plus pur, le plus rare et le plus éternel des métaux, le platine,
pour les nouvelles complications majeures de Vacheron Constantin...
Sa noblesse n’a d’égale que la complexité des mécanismes qu’il abrite. Au demeurant extrêmement rare, le platine est le métal le plus prestigieux utilisé dans la Haute Horlogerie. Pour rendre hommage à ses mouvements les plus complexes, Vacheron Constantin présente en 2010 trois modèles à hautes complications qui rendent à ce métal rare et précieux ses lettres de noblesse
Dans la Collection Excellence Platine, le modèle Patrimony Traditionnelle «Calibre 2253», un garde-temps d’exception – pièce maîtresse des Grandes Complications présentées par Vacheron Constantin à l’occasion de ce SIHH 2010 – qui réunit, outre un tourbillon, plusieurs complications de type astronomique, à l’instar du quantième perpétuel, des heures de lever et de coucher du soleil et de l’équation du temps. Cette montre dispose en outre d’une exceptionnelle réserve de marche de 14 jours. C’est une édition limitée de seulement 10 montres numérotées.

Modèle présenté en platine, la montre Patrimony Traditionnelle «Calibre 2755» est un concentré de complications majeures dont Vacheron Constantin a la parfaite maîtrise tant technique qu’esthétique. Elle réunit un tourbillon, un quantième perpétuel et une répétition minutes dont un dispositif original de régulateur de sonnerie, qui est parfaitement silencieux.
Enfin, modèle également présenté en platine, la montre Patrimony Traditionnelle Chronographe Quantième Perpétuel «Calibre 1141QP» est une figure de style classique signée Vacheron Constantin. Elle réunit un chronographe et un quantième perpétuel qui battent au rythme d’un mouvement mécanique manuel de légende – le calibre 1141 – calibre d’exception qui a fait battre quelques-uns des plus prestigieux chronographes de l’histoire horlogère et est considéré par les experts comme le mouvement chronographe présentant, outre sa remarquable complexité, la plus fabuleuse des architectures.
Dans l’univers Vacheron Constantin, la collection Patrimony est l’expression même des gènes de la manufacture, de son héritage et des savoir-faire patiemment acquis depuis sa fondation. Avec ses boîtiers de forme ronde et son classicisme intemporel, sa sobriété et son élégance renvoient à la plus pure tradition horlogère et l’imposent comme l’une des références de l’horlogerie suisse de très haut de gamme.
La collection Patrimony Traditionnelle s’inspire des codes esthétiques qui ont marqué quelques-uns des plus beaux modèles historiques de Vacheron Constantin. Outre son expression empreinte de purisme et de rigueur, cette ligne s’attache aux valeurs fondamentales auxquelles sont sensibles les véritables connaisseurs et qui distinguent les pièces les plus exclusives de la manufacture. Lunette affinée, moletage autour du fond vissé muni d’une glace saphir, index trapézoïdaux facettés – doubles à 12h et à 6h – aiguilles « dauphine » et cadrans de différents tons argentés, boîte et cornes soudées dont le profil est étagé, carrures dessinées de lignes franches et droites, les codes esthétiques de la collection Patrimony Traditionnelle, exprimés dans un langage actuel, viennent rappeler que tradition et modernité se conjuguent naturellement chez Vacheron Constantin.
Forte de ces codes esthétiques clairement établis, la collection Patrimony Traditionnelle peut accueillir en son sein aussi bien un mouvement automatique affichant seulement heures, minutes et secondes, qu’une répétition minutes tourbillon avec quantième perpétuel. Couvrant un univers horloger qui va du plus simple au plus compliqué, elle est l’expression même de l’inventivité de Vacheron Constantin et un hommage à ses deux siècles et demi d’histoire.
Métal pur, rare et éternel, le platine est travaillé de longue date par Vacheron Constantin; la manufacture genevoise propose en effet à ses clients des pièces dans le plus précieux des métaux dès le début du XIXe siècle.
Si l’or 18 carats ne contient que 75% de métal précieux, le platine est pur à 95%. Trente fois plus rare que l’or, il ne provient que d’un petit nombre de gisements à travers le monde. Sa densité et son poids expliquent sa résistance bien supérieure à celle des autres métaux, ce qui en fait le fidèle compagnon d’une vie entière. Une griffure sur une pièce en platine ne fera que déplacer le métal, limitant la perte de matière habituelle avec un autre matériau. Celle-ci gardera ainsi valeur et intégrité, comme il sied à un gage d’éternité. Outre sa résistance et sa densité, le platine a une autre qualité remarquable : sa malléabilité, qui permet qu’un seul gramme de ce métal puisse être étiré jusqu’à former un fil d’une longueur de près de deux kilomètres.
En 2006 et pour ouvrir un nouveau quart de millénaire d’histoire, la Manufacture Vacheron Constantin décide de rendre hommage au plus extraordinaire et au plus noble des métaux précieux. Dorénavant, tout modèle créé en platine sera initialement fabriqué en édition limitée – jamais plus de 150 exemplaires – diffusée de façon très restreinte et destinée à un public de connaisseurs et de collectionneurs. La Collection Excellence Platine est née. Outre sa carrure en platine, chaque pièce appartenant à cette collection disposera de caractéristiques extrêmement rares en horlogerie, et aptes à la différencier de toutes les autres montres faites de ce matériau, à l’image d’un fermoir en platine, d’une couronne en platine, d’aiguilles en platine, ou encore d’un cadran en platine – finition sablée – portant la discrète inscription «PT950». Le souci du détail sera poussé jusqu’à utiliser du fil de platine mélangé à du fil de soie pour coudre les bracelets en alligator bleu nuit destinés à équiper ces pièces exceptionnelles.
Longtemps réservé aux têtes couronnées, le platine véhicule un prestige inégalé dans lequel se reconnaît aujourd’hui un cénacle réunissant personnalités de goût et collectionneurs avisés. Pour eux, posséder un garde-temps Vacheron Constantin en platine vaudra appartenance de droit à l’un des cercles les plus exclusifs qui soit.
Vacheron Constantin présente en 2010 dans la Collection Excellence Platine le modèle Patrimony Traditionnelle « Calibre 2253 », une complication astronomique majeure du fait de la technicité mise en œuvre. Entièrement créé en interne par les bureaux techniques de la manufacture et fruit de plusieurs milliers d’heures de développement, le nouveau calibre 2253 dispose outre d’un tourbillon, de complications liées au mouvement de la Terre dans l’espace : un quantième perpétuel, une équation du temps ainsi que l’indication des heures de lever et de coucher du soleil.
Pour célébrer son 250e anniversaire, Vacheron Constantin présentait en 2005 la montre Saint-Gervais dont le calibre 2250, équipé d’un tourbillon et d’un quantième perpétuel, disposait déjà d’une réserve de marche exceptionnelle de 250 heures grâce à ses quatre barillets. C’est en s’appuyant sur toute l’expérience acquise lors de la création du calibre 2250 que le calibre 2253 a été mis au point, bénéficiant par ailleurs des derniers développements techniques mis en œuvre par les techniciens, ingénieurs et maîtres horlogers de la manufacture.
Outre des complications en nombre plus élevé, le calibre 2253 présente une époustouflante réserve de marche qui repousse encore les limites du possible pour battre un nouveau record : environ 336 heures, soit 14 jours. Sa configuration technique repose sur quatre barillets assemblés par couple; la réserve de marche s’affiche côté pont, bien visible à travers le fond saphir du boîtier.
Elle est probablement la complication la plus fascinante de ce modèle d’exception : l’équation du temps. Elle a pour fonction de mesurer l’écart, exprimé en minutes, entre l’heure solaire et l’heure légale et universelle. En effet, si l’homme a – pour des raisons pratiques – décidé de diviser chaque année en 365,25 jours, chaque jour en 24 heures, et chaque heure en 60 minutes, l’heure telle que nous la donne le soleil, l’heure « vraie », diffère en fonction du jour de l’année, ceci du fait que l’orbite parcourue par la Terre est elliptique et non circulaire. Ainsi le midi solaire, heure à laquelle le soleil se trouve au zénith, ne correspond pas tous les jours au midi légal et universel, celui qu’affiche notre montre. A dire vrai, cette concordance ne se produit que quatre fois par an : le 15 avril, le 14 juin, le 1er septembre et le 24 décembre. Le reste du temps, le midi solaire enregistre constamment un retard ou une avance de quelques minutes sur le midi légal. Ce retard ou cette avance varient chaque jour, se situant cependant toujours entre -16 et +16 minutes.
La plus ancienne horloge dotée d’une équation du temps fut mise au point par le mathématicien Nikolaus Mercator au XVIIe siècle. Elle permettait à l’époque de procéder à un réglage précis de l’heure en se calant sur le soleil lors de son passage au zénith. Après cette réalisation, l’histoire n’est ponctuée que de très rares exemples d’instruments dotés d’une telle complication, instruments qui ont tous pour point commun d’avoir été réalisés par des horlogers d’exception.
La mise en œuvre de cette complication requiert, il est vrai, une véritable expertise. Elle suppose en effet l’utilisation d’une came dite « d’équation », pièce métallique dont le profil est celui d’un analemme. L’analemme représente la figure tracée dans le ciel par les différentes positions du soleil relevées chaque jour à une même heure et depuis un même lieu, au cours d’une année calendaire. Sa forme rappelle celle d’un huit. Cette came d’équation tourne donc sur elle-même une fois en un an. Et c’est de l’extrême précision de sa forme que dépend l’exactitude de l’équation du temps. Cette fascinante complication s’affiche au moyen d’une courte aiguille située à 10h30 sur le cadran du modèle Patrimony Traditionnelle « Calibre 2253 » de la Collection Excellence Platine.
Ce garde-temps d’exception dispose par ailleurs d’une autre complication de type astronomique peu usitée en horlogerie : l’heure de lever et de coucher du soleil. Très délicate à mettre en œuvre, cette complication permet de connaître pour chaque jour et de façon précise ces indications à un endroit donné de la Terre. Là encore, l’ensemble repose sur une came dont la forme dépend directement de la latitude et de la longitude du lieu retenu. Outre le fait que cette complication illustre encore le degré de maîtrise des ingénieurs et des maîtres horlogers de la manufacture, elle démontre l’attention constante portée par Vacheron Constantin à son client, puisque celui-ci peut choisir la ville pour laquelle il souhaite disposer des informations de lever et de coucher du soleil. Une « complication sur mesure » en quelque sorte, dont l’affichage est proposé de manière symétrique, à 8h pour l’heure de lever, à 4h pour l’heure de coucher.
Le tourbillon traditionnellement pourvu d’une cage en forme de Croix de Malte, emblème de la Maison, effectue un tour sur lui-même par minute. Tenant lieu de petite seconde, il est situé à 6h. Le quantième perpétuel affiche dans une belle symétrie le jour de la semaine, le mois et la date à 9h, à 12h et à 3h. Quant à l’indicateur d’année bissextile, il est discrètement positionné à 1h.
La complexité de cet extraordinaire garde-temps n’a d’égal que le raffinement de ses finitions. Un raffinement qui confine à l’extrême. Du fait de son appartenance à la Collection Excellence Platine, ce modèle Patrimony Traditionnelle « Calibre 2253 » intègre bien entendu de nombreux composants en platine, de sa boîte de 43 mm de diamètre – étanche à 3 bar, ce qui équivaut à environ 30 mètres – à sa boucle déployante en forme de demi-Croix de Malte, en passant par sa couronne et son cadran discrètement estampillé de la mention « PT950 ». Fait rarissime, si ce n’est unique, dans l’horlogerie : même les aiguilles de forme « dauphine » indiquant heures et minutes sont façonnées dans ce même matériau, ce qui constitue un véritable tour de force. La finition du cadran alterne fond argenté sablé, compteurs azurés, zones satinées circulaires, filets diamantés, ainsi que des index et une Croix de Malte en or gris 18 carats.
Le calibre 2253 est par ailleurs estampillé du prestigieux Poinçon de Genève, garantie indépendante et souveraine de bienfacture, d’origine, de qualité de précision, de durabilité et de savoir-faire. Ce symbole de perfection horlogère, qui est probablement l’une des plus anciennes appellations professionnelles, reste réservé à un petit cercle de manufactures genevoises que l’on compte sur les doigts d’une main. Il signifie notamment que la décoration du mouvement, qu’il s’agisse de ses Côtes de Genève, du perlage et de l’anglage de ses pièces ou encore de l’étirage de ses aciers, est entièrement réalisée à la main de façon artisanale.
Un exemple parmi d’autres : la finition des barrettes de la cage de tourbillon. Cette opération appelée « berçage » consiste à limer dans l’arrondi – en berçant – avec une parfaite régularité une tige d’acier de section rectangulaire pour lui donner une forme conique et semi- cylindrique, tout en respectant la forme – différente – de son centre et de ses extrémités ou « talons ». Pour continuer l’opération, la pièce est adoucie (adoucissage), puis polie (polissage). Ensuite, l’angleur adoucit l’ensemble de la pièce en s’aidant de pierres, de cabrons, de chevilles de bois et de pâtes de finition afin d’obtenir un fini parfaitement poli. Ce travail, signature du plus haut degré de terminaison d’un mouvement nécessite, chez Vacheron Constantin, près de 11 heures d’un travail entièrement réalisé à la main pour répondre aux critères de finition exigés par la manufacture.
Le mouvement de ce chef-d’œuvre horloger à la complexité et au degré de finition exceptionnels est de seulement 9,60 mm d’épaisseur et comporte pas moins de 457 composants. Cela suffit à expliquer que ce garde-temps d’exception ne sera produit qu’à 10 exemplaires.
Digne héritier des développements du 250e anniversaire de Vacheron Constantin, et démonstration ultime de son savoir-faire sans égal, le modèle Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » en platine appartient à la catégorie des très grandes complications. Ce garde-temps d’exception abrite en effet en son sein trois des complications les plus sophistiquées de l’univers de la Haute Horlogerie : le tourbillon, le quantième perpétuel et la répétition minutes. Révélant par ce biais la quintessence de l’art horloger, il est l’expression la plus aboutie de cet art et de ses soixante métiers, tels qu’ils sont pratiqués chaque jour chez Vacheron Constantin.
Descendante de la montre « Tour de l’Ile », exceptionnelle et très remarquée pièce maîtresse du 250e anniversaire de la marque en 2005, la montre Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » a nécessité plus de trois années de développement et des milliers d’heures de travail pour sa mise au point. Elle est le modèle le plus complexe au catalogue de la collection courante de la Manufacture Vacheron Constantin. Son mouvement comporte pas moins de 602 composants, logés dans 33,30 mm de diamètre et seulement 7,90 mm d’épaisseur. Un véritable tour de force qui propose en outre une réserve de marche de plus de 55 heures, s’affichant au verso et visible grâce au fond saphir du boîtier.
Parmi ses trois complications, la répétition minutes est certainement celle qui a été traitée de la façon la plus originale, démontrant encore, s’il en était besoin, que la Manufacture Vacheron Constantin reste l’une des plus innovantes au monde. A la fois désireux de toujours repousser les limites techniques, mais aussi sensibles au confort d’utilisation de ce garde-temps multicomplications, les ingénieurs et les maîtres horlogers de Vacheron Constantin ont en effet développé pour ce calibre un dispositif original de régulateur de sonnerie volant centripète.
Rappelons tout d’abord la définition et le rôle de ce système. Dans une montre à sonnerie comme une répétition minutes par exemple, le régulateur de sonnerie permet de réguler la durée de la séquence musicale afin de pouvoir entendre distinctement et harmonieusement les notes sonnées pour les heures, les quarts et les minutes, notes jouées par les marteaux de sonnerie en frappant sur les timbres. Sans un régulateur de sonnerie, cette séquence musicale se déroulerait à la vitesse du ressort du barillet de sonnerie libre, c’est-à-dire beaucoup trop vite pour pouvoir distinguer les notes graves des notes aiguës, les coups simples des coups doubles. L’ensemble ne serait qu’un bruit inintelligible, un peu comme si on jouait toutes les notes d’une mélodie en même temps. Le régulateur de sonnerie vise donc à contrôler le déroulement de l’ensemble, un peu à la façon d’un métronome.
Mais le système mis au point par les ingénieurs et les maîtres horlogers de Vacheron Constantin va plus loin. En effet, les régulateurs de sonnerie traditionnellement utilisés en Haute Horlogerie disposent d’un système dit « à ancre ». En réalité, ce système a deux handicaps : tout d’abord, du fait de la présence d’une ancre, il y a, à terme, usure des composants par frottement, et, problème bien plus gênant pour une montre à sonnerie, le dispositif à ancre génère un bruit parasite clairement audible durant la mélodie.
Lors du développement du calibre équipant la montre anniversaire « Tour de l’Ile » en 2005, les ingénieurs et les maîtres horlogers de Vacheron Constantin ont cherché à remplacer le système de régulateur de sonnerie « à ancre » par un système non seulement silencieux, mais qui limiterait aussi l’usure du mécanisme. Un tel dispositif existait déjà en horlogerie : il s’agissait d’un régulateur centrifuge à masselottes disposées sur un volant. Ce régulateur gère l’énergie libérée par le barillet de sonnerie en écartant, lorsqu’il est en rotation, ses masselottes, ralentissant et régulant par là même la force distribuée par le ressort du barillet. Toutefois, fidèles à la tradition d’une marque dont la devise est «Faire mieux si possible, ce qui est toujours possible», les horlogers de Vacheron Constantin ont préféré orienter leur choix vers un régulateur de sonnerie centripète.
Ce système dispose de deux masselottes dont la forme très particulière a été optimisée dans le but de générer une sorte de « frein moteur » sur l’axe de pivotement du régulateur, lissant ainsi l’énergie libérée par le barillet. Dans les faits, il utilise deux forces, centripète et centrifuge. En effet, une fois le régulateur en rotation, la force centrifuge contraint une des extrémités de chaque masselotte à s’écarter vers l’extérieur du dispositif, tout en permettant à l’autre extrémité d’exercer une pression de plus en plus forte sur l’axe de pivotement pour ralentir et stabiliser la vitesse de rotation de l’ensemble. C’est donc la force centripète qui régule bel et bien le système. Ce dispositif original et certainement unique est parfaitement silencieux. L’amateur curieux pourra d’ailleurs en admirer la rotation à travers le fond saphir du boîtier.
Outre la répétition minute, la montre Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » dispose d’un tourbillon qui, en plus de sa capacité à se jouer des effets de la gravitation pour améliorer la précision du mouvement, présente l’attrait d’un mécanisme tout en transparence permettant de voir battre le cœur de la montre. Le quantième perpétuel, « mémoire du temps à venir », est quant à lui capable de suivre les méandres du calendrier grégorien sans autre intervention qu’un changement de date tous les 400 ans.

Si le calibre 2755 a été développé en entier par Vacheron Constantin, il est bien entendu aussi entièrement fabriqué à l’interne, à la seule exception de son assortiment. Chacun de ses composants est usiné de manière telle que les spécialistes qui l’assemblent et le règlent ont suffisamment de « matière » pour pouvoir les ajuster, les optimiser et les harmoniser entre eux. Parfaitement en ligne avec la philosophie de conception et de fabrication des grandes complications, cette façon de procéder garantit des performances optimales et fait de chaque mouvement un exemplaire unique. Une fois assemblé, le calibre 2755 bat au rythme de 18’000 alternances par heure et dispose d’une réserve de marche d’environ 55 heures. Son niveau de finition se singularise par le minutieux travail manuel d’anglage des ponts décorés de Côtes de Genève, de perlage de sa platine et de berçage des barrettes de sa cage de tourbillon. Estampillé du prestigieux Poinçon de Genève, il répond aux douze critères exigeants de ce label indépendant et souverain : garantie de provenance, qualité de précision, durabilité et savoir-faire horloger.
Cet extraordinaire calibre prend place dans un généreux boîtier en platine de 44 mm de diamètre dont les caractéristiques ont été pensées afin d’offrir à la répétition minutes une qualité sonore des plus remarquables. La mise en résonance de l’ensemble est optimisée grâce à l’emploi ingénieux d’un plot relié à la fixation des timbres de sonnerie. Le reste de l’habillage a fait également l’objet de multiples raffinements : cadran disponible en deux finitions argentée ou ardoise, et boucle déployante en platine 950 avec demi-Croix de Malte. Notons que ce cadran est subtilement décentré pour mieux mettre en valeur la cage de tourbillon.
Répétition minutes, tourbillon, quantième perpétuel : la réunion en un seul garde-temps de ces trois complications majeures demeure un exercice de style et de maîtrise rarement accompli. Au vu de sa complexité, la montre Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » en platine fait l’objet d’une production par nature fort limitée.
La Haute Horlogerie a ses modèles emblématiques qui attirent plus que tous les autres l’attention des collectionneurs et attisent la passion des véritables amateurs. Dignes de figurer parmi ces rares élus, seuls quelques chronographes peuvent justifier cette position. Ce sont, entre autres éléments, l’architecture du mouvement, ses performances, sa fiabilité ou encore ses finitions qui suscitent le culte dont ils font l’objet. Le calibre Vacheron Constantin 1141QP figure assurément parmi ces mouvements de légende.
Ce joyau de l’art horloger de seulement 7,40 mm d’épaisseur est de type mécanique à remontage manuel. Il anime un chronographe à roue à colonnes avec embrayage à bascule ainsi qu’un quantième perpétuel et une phase de lune. Ce mécanisme d’exception a fait battre quelques-unes des plus prestigieuses montres-bracelets chronographes de l’histoire horlogère et il est considéré par tous les experts comme l’un des mouvements de ce type les plus aboutis, tant techniquement qu’esthétiquement, par sa remarquable complexité et son architecture d’exception.
Pour lui rendre hommage, Vacheron Constantin le présente cette année dans un écrin digne de son rang : un modèle Patrimony Traditionnelle décliné en platine 950. Une pièce qui se place d’entrée parmi les chefs-d’œuvre de référence de la manufacture genevoise.

L’habillage de cette montre d’exception est à l’égal du mouvement qu’il abrite. Caractéristique de la ligne Patrimony Traditionnelle, le boîtier en platine 950 conjugue avec élégance sobriété et classicisme. Son généreux diamètre de 43 mm garantit une excellente lisibilité de l’ensemble des indications figurant sur le cadran. Ce dernier est disponible en deux versions : argenté opalin avec compteurs eux aussi argentés, ou velouté ardoise avec compteurs rhodium noir azurés, des finitions à plusieurs tons réalisées dans l’esprit des chronographes historiques de Vacheron Constantin. L’amateur reconnaîtra en particulier la filiation avec les chronographes des années 1940.
Battant au rythme de 18 000 alternances par heure, le calibre 1141QP dispose d’une réserve de marche d’environ 48 heures. Outre les heures, minutes et petite seconde à 9h, il affiche les fonctions chronographe avec trotteuse centrale et compteur 30 minutes à 3h; quant au quantième perpétuel, il rythme les indications jour de la semaine, mois et années bissextiles dans des guichets ainsi que la phase de lune astronomique et la date à aiguille à 6h.
Tantôt souriante, tantôt mélancolique, la lune est gravée à la main dans une plaque de platine massif, patinée ensuite et noircie. À l’instar de tous les mouvements Vacheron Constantin, le calibre 1141QP se caractérise par un minutieux travail manuel d’anglage des ponts décorés de Côtes de Genève et par le perlage, également manuel, de la platine. Ces remarquables finitions et son architecture d’exception peuvent être admirées à travers le fond saphir du boîtier.
Dans la Collection Excellence Platine, le modèle Patrimony Traditionnelle «Calibre 2253», un garde-temps d’exception – pièce maîtresse des Grandes Complications présentées par Vacheron Constantin à l’occasion de ce SIHH 2010 – qui réunit, outre un tourbillon, plusieurs complications de type astronomique, à l’instar du quantième perpétuel, des heures de lever et de coucher du soleil et de l’équation du temps. Cette montre dispose en outre d’une exceptionnelle réserve de marche de 14 jours. C’est une édition limitée de seulement 10 montres numérotées.

Modèle présenté en platine, la montre Patrimony Traditionnelle «Calibre 2755» est un concentré de complications majeures dont Vacheron Constantin a la parfaite maîtrise tant technique qu’esthétique. Elle réunit un tourbillon, un quantième perpétuel et une répétition minutes dont un dispositif original de régulateur de sonnerie, qui est parfaitement silencieux.
Enfin, modèle également présenté en platine, la montre Patrimony Traditionnelle Chronographe Quantième Perpétuel «Calibre 1141QP» est une figure de style classique signée Vacheron Constantin. Elle réunit un chronographe et un quantième perpétuel qui battent au rythme d’un mouvement mécanique manuel de légende – le calibre 1141 – calibre d’exception qui a fait battre quelques-uns des plus prestigieux chronographes de l’histoire horlogère et est considéré par les experts comme le mouvement chronographe présentant, outre sa remarquable complexité, la plus fabuleuse des architectures.
De l’apparente simplicité aux plus grandes complications,
la maîtrise de l’excellence horlogère
Fondée au Siècle des lumières, en 1755, Vacheron Constantin est la plus ancienne manufacture horlogère au monde, avec plus de 250 ans d’expertise et de production ininterrompues. Un cas unique dans l’horlogerie. Depuis sa création, deux siècles et demi d’activité lui ont permis de créer nombre de calibres et de garde-temps qui tous, d’une façon ou d’une autre, ont marqué leur époque. Leur somme constitue aujourd’hui un patrimoine horloger aussi immense qu’inestimable. Ce patrimoine est le témoin de siècles d’inventivité tant sur le plan technique qu’esthétique, une créativité qui a touché tous les domaines de l’art horloger : mouvements extra-plats, petites complications, calibres et montres décorées par les artisans des Métiers d’Art, automates, pendules, mais aussi et surtout les Grandes Complications, un ensemble qui n’a de cesse de montrer à quel point la manufacture genevoise reste vivante et prolifique.la maîtrise de l’excellence horlogère
La Collection Patrimony Traditionnelle
Dans l’univers Vacheron Constantin, la collection Patrimony est l’expression même des gènes de la manufacture, de son héritage et des savoir-faire patiemment acquis depuis sa fondation. Avec ses boîtiers de forme ronde et son classicisme intemporel, sa sobriété et son élégance renvoient à la plus pure tradition horlogère et l’imposent comme l’une des références de l’horlogerie suisse de très haut de gamme.
La collection Patrimony Traditionnelle s’inspire des codes esthétiques qui ont marqué quelques-uns des plus beaux modèles historiques de Vacheron Constantin. Outre son expression empreinte de purisme et de rigueur, cette ligne s’attache aux valeurs fondamentales auxquelles sont sensibles les véritables connaisseurs et qui distinguent les pièces les plus exclusives de la manufacture. Lunette affinée, moletage autour du fond vissé muni d’une glace saphir, index trapézoïdaux facettés – doubles à 12h et à 6h – aiguilles « dauphine » et cadrans de différents tons argentés, boîte et cornes soudées dont le profil est étagé, carrures dessinées de lignes franches et droites, les codes esthétiques de la collection Patrimony Traditionnelle, exprimés dans un langage actuel, viennent rappeler que tradition et modernité se conjuguent naturellement chez Vacheron Constantin.
Forte de ces codes esthétiques clairement établis, la collection Patrimony Traditionnelle peut accueillir en son sein aussi bien un mouvement automatique affichant seulement heures, minutes et secondes, qu’une répétition minutes tourbillon avec quantième perpétuel. Couvrant un univers horloger qui va du plus simple au plus compliqué, elle est l’expression même de l’inventivité de Vacheron Constantin et un hommage à ses deux siècles et demi d’histoire.
Collection Excellence Platine
Métal pur, rare et éternel, le platine est travaillé de longue date par Vacheron Constantin; la manufacture genevoise propose en effet à ses clients des pièces dans le plus précieux des métaux dès le début du XIXe siècle.
Si l’or 18 carats ne contient que 75% de métal précieux, le platine est pur à 95%. Trente fois plus rare que l’or, il ne provient que d’un petit nombre de gisements à travers le monde. Sa densité et son poids expliquent sa résistance bien supérieure à celle des autres métaux, ce qui en fait le fidèle compagnon d’une vie entière. Une griffure sur une pièce en platine ne fera que déplacer le métal, limitant la perte de matière habituelle avec un autre matériau. Celle-ci gardera ainsi valeur et intégrité, comme il sied à un gage d’éternité. Outre sa résistance et sa densité, le platine a une autre qualité remarquable : sa malléabilité, qui permet qu’un seul gramme de ce métal puisse être étiré jusqu’à former un fil d’une longueur de près de deux kilomètres.
En 2006 et pour ouvrir un nouveau quart de millénaire d’histoire, la Manufacture Vacheron Constantin décide de rendre hommage au plus extraordinaire et au plus noble des métaux précieux. Dorénavant, tout modèle créé en platine sera initialement fabriqué en édition limitée – jamais plus de 150 exemplaires – diffusée de façon très restreinte et destinée à un public de connaisseurs et de collectionneurs. La Collection Excellence Platine est née. Outre sa carrure en platine, chaque pièce appartenant à cette collection disposera de caractéristiques extrêmement rares en horlogerie, et aptes à la différencier de toutes les autres montres faites de ce matériau, à l’image d’un fermoir en platine, d’une couronne en platine, d’aiguilles en platine, ou encore d’un cadran en platine – finition sablée – portant la discrète inscription «PT950». Le souci du détail sera poussé jusqu’à utiliser du fil de platine mélangé à du fil de soie pour coudre les bracelets en alligator bleu nuit destinés à équiper ces pièces exceptionnelles.
Longtemps réservé aux têtes couronnées, le platine véhicule un prestige inégalé dans lequel se reconnaît aujourd’hui un cénacle réunissant personnalités de goût et collectionneurs avisés. Pour eux, posséder un garde-temps Vacheron Constantin en platine vaudra appartenance de droit à l’un des cercles les plus exclusifs qui soit.
Patrimony Traditionnelle « Calibre 2253 »
Collection Excellence Platine
Seulement 10 montres numérotées pour un modèle d’exception
Collection Excellence Platine
Seulement 10 montres numérotées pour un modèle d’exception
Vacheron Constantin présente en 2010 dans la Collection Excellence Platine le modèle Patrimony Traditionnelle « Calibre 2253 », une complication astronomique majeure du fait de la technicité mise en œuvre. Entièrement créé en interne par les bureaux techniques de la manufacture et fruit de plusieurs milliers d’heures de développement, le nouveau calibre 2253 dispose outre d’un tourbillon, de complications liées au mouvement de la Terre dans l’espace : un quantième perpétuel, une équation du temps ainsi que l’indication des heures de lever et de coucher du soleil.
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Une réserve de marche d’environ 336 heures, soit 14 jours
Pour célébrer son 250e anniversaire, Vacheron Constantin présentait en 2005 la montre Saint-Gervais dont le calibre 2250, équipé d’un tourbillon et d’un quantième perpétuel, disposait déjà d’une réserve de marche exceptionnelle de 250 heures grâce à ses quatre barillets. C’est en s’appuyant sur toute l’expérience acquise lors de la création du calibre 2250 que le calibre 2253 a été mis au point, bénéficiant par ailleurs des derniers développements techniques mis en œuvre par les techniciens, ingénieurs et maîtres horlogers de la manufacture.
Outre des complications en nombre plus élevé, le calibre 2253 présente une époustouflante réserve de marche qui repousse encore les limites du possible pour battre un nouveau record : environ 336 heures, soit 14 jours. Sa configuration technique repose sur quatre barillets assemblés par couple; la réserve de marche s’affiche côté pont, bien visible à travers le fond saphir du boîtier.
Fascinante équation du temps
Elle est probablement la complication la plus fascinante de ce modèle d’exception : l’équation du temps. Elle a pour fonction de mesurer l’écart, exprimé en minutes, entre l’heure solaire et l’heure légale et universelle. En effet, si l’homme a – pour des raisons pratiques – décidé de diviser chaque année en 365,25 jours, chaque jour en 24 heures, et chaque heure en 60 minutes, l’heure telle que nous la donne le soleil, l’heure « vraie », diffère en fonction du jour de l’année, ceci du fait que l’orbite parcourue par la Terre est elliptique et non circulaire. Ainsi le midi solaire, heure à laquelle le soleil se trouve au zénith, ne correspond pas tous les jours au midi légal et universel, celui qu’affiche notre montre. A dire vrai, cette concordance ne se produit que quatre fois par an : le 15 avril, le 14 juin, le 1er septembre et le 24 décembre. Le reste du temps, le midi solaire enregistre constamment un retard ou une avance de quelques minutes sur le midi légal. Ce retard ou cette avance varient chaque jour, se situant cependant toujours entre -16 et +16 minutes.
La plus ancienne horloge dotée d’une équation du temps fut mise au point par le mathématicien Nikolaus Mercator au XVIIe siècle. Elle permettait à l’époque de procéder à un réglage précis de l’heure en se calant sur le soleil lors de son passage au zénith. Après cette réalisation, l’histoire n’est ponctuée que de très rares exemples d’instruments dotés d’une telle complication, instruments qui ont tous pour point commun d’avoir été réalisés par des horlogers d’exception.
La mise en œuvre de cette complication requiert, il est vrai, une véritable expertise. Elle suppose en effet l’utilisation d’une came dite « d’équation », pièce métallique dont le profil est celui d’un analemme. L’analemme représente la figure tracée dans le ciel par les différentes positions du soleil relevées chaque jour à une même heure et depuis un même lieu, au cours d’une année calendaire. Sa forme rappelle celle d’un huit. Cette came d’équation tourne donc sur elle-même une fois en un an. Et c’est de l’extrême précision de sa forme que dépend l’exactitude de l’équation du temps. Cette fascinante complication s’affiche au moyen d’une courte aiguille située à 10h30 sur le cadran du modèle Patrimony Traditionnelle « Calibre 2253 » de la Collection Excellence Platine.
A l’heure où le soleil se lève et se couche
Ce garde-temps d’exception dispose par ailleurs d’une autre complication de type astronomique peu usitée en horlogerie : l’heure de lever et de coucher du soleil. Très délicate à mettre en œuvre, cette complication permet de connaître pour chaque jour et de façon précise ces indications à un endroit donné de la Terre. Là encore, l’ensemble repose sur une came dont la forme dépend directement de la latitude et de la longitude du lieu retenu. Outre le fait que cette complication illustre encore le degré de maîtrise des ingénieurs et des maîtres horlogers de la manufacture, elle démontre l’attention constante portée par Vacheron Constantin à son client, puisque celui-ci peut choisir la ville pour laquelle il souhaite disposer des informations de lever et de coucher du soleil. Une « complication sur mesure » en quelque sorte, dont l’affichage est proposé de manière symétrique, à 8h pour l’heure de lever, à 4h pour l’heure de coucher.
Le tourbillon traditionnellement pourvu d’une cage en forme de Croix de Malte, emblème de la Maison, effectue un tour sur lui-même par minute. Tenant lieu de petite seconde, il est situé à 6h. Le quantième perpétuel affiche dans une belle symétrie le jour de la semaine, le mois et la date à 9h, à 12h et à 3h. Quant à l’indicateur d’année bissextile, il est discrètement positionné à 1h.
Un degré de finition exceptionnel
La complexité de cet extraordinaire garde-temps n’a d’égal que le raffinement de ses finitions. Un raffinement qui confine à l’extrême. Du fait de son appartenance à la Collection Excellence Platine, ce modèle Patrimony Traditionnelle « Calibre 2253 » intègre bien entendu de nombreux composants en platine, de sa boîte de 43 mm de diamètre – étanche à 3 bar, ce qui équivaut à environ 30 mètres – à sa boucle déployante en forme de demi-Croix de Malte, en passant par sa couronne et son cadran discrètement estampillé de la mention « PT950 ». Fait rarissime, si ce n’est unique, dans l’horlogerie : même les aiguilles de forme « dauphine » indiquant heures et minutes sont façonnées dans ce même matériau, ce qui constitue un véritable tour de force. La finition du cadran alterne fond argenté sablé, compteurs azurés, zones satinées circulaires, filets diamantés, ainsi que des index et une Croix de Malte en or gris 18 carats.
Le calibre 2253 est par ailleurs estampillé du prestigieux Poinçon de Genève, garantie indépendante et souveraine de bienfacture, d’origine, de qualité de précision, de durabilité et de savoir-faire. Ce symbole de perfection horlogère, qui est probablement l’une des plus anciennes appellations professionnelles, reste réservé à un petit cercle de manufactures genevoises que l’on compte sur les doigts d’une main. Il signifie notamment que la décoration du mouvement, qu’il s’agisse de ses Côtes de Genève, du perlage et de l’anglage de ses pièces ou encore de l’étirage de ses aciers, est entièrement réalisée à la main de façon artisanale.
Un exemple parmi d’autres : la finition des barrettes de la cage de tourbillon. Cette opération appelée « berçage » consiste à limer dans l’arrondi – en berçant – avec une parfaite régularité une tige d’acier de section rectangulaire pour lui donner une forme conique et semi- cylindrique, tout en respectant la forme – différente – de son centre et de ses extrémités ou « talons ». Pour continuer l’opération, la pièce est adoucie (adoucissage), puis polie (polissage). Ensuite, l’angleur adoucit l’ensemble de la pièce en s’aidant de pierres, de cabrons, de chevilles de bois et de pâtes de finition afin d’obtenir un fini parfaitement poli. Ce travail, signature du plus haut degré de terminaison d’un mouvement nécessite, chez Vacheron Constantin, près de 11 heures d’un travail entièrement réalisé à la main pour répondre aux critères de finition exigés par la manufacture.
Le mouvement de ce chef-d’œuvre horloger à la complexité et au degré de finition exceptionnels est de seulement 9,60 mm d’épaisseur et comporte pas moins de 457 composants. Cela suffit à expliquer que ce garde-temps d’exception ne sera produit qu’à 10 exemplaires.
Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » en platine
Trois des plus grandes complications, expression la plus aboutie de l’art et des métiers horlogers tels que pratiqués par Vacheron Constantin


Digne héritier des développements du 250e anniversaire de Vacheron Constantin, et démonstration ultime de son savoir-faire sans égal, le modèle Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » en platine appartient à la catégorie des très grandes complications. Ce garde-temps d’exception abrite en effet en son sein trois des complications les plus sophistiquées de l’univers de la Haute Horlogerie : le tourbillon, le quantième perpétuel et la répétition minutes. Révélant par ce biais la quintessence de l’art horloger, il est l’expression la plus aboutie de cet art et de ses soixante métiers, tels qu’ils sont pratiqués chaque jour chez Vacheron Constantin.
La « Tour de l’Ile » en héritage
Descendante de la montre « Tour de l’Ile », exceptionnelle et très remarquée pièce maîtresse du 250e anniversaire de la marque en 2005, la montre Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » a nécessité plus de trois années de développement et des milliers d’heures de travail pour sa mise au point. Elle est le modèle le plus complexe au catalogue de la collection courante de la Manufacture Vacheron Constantin. Son mouvement comporte pas moins de 602 composants, logés dans 33,30 mm de diamètre et seulement 7,90 mm d’épaisseur. Un véritable tour de force qui propose en outre une réserve de marche de plus de 55 heures, s’affichant au verso et visible grâce au fond saphir du boîtier.
Un régulateur de sonnerie inédit
Parmi ses trois complications, la répétition minutes est certainement celle qui a été traitée de la façon la plus originale, démontrant encore, s’il en était besoin, que la Manufacture Vacheron Constantin reste l’une des plus innovantes au monde. A la fois désireux de toujours repousser les limites techniques, mais aussi sensibles au confort d’utilisation de ce garde-temps multicomplications, les ingénieurs et les maîtres horlogers de Vacheron Constantin ont en effet développé pour ce calibre un dispositif original de régulateur de sonnerie volant centripète.
Rappelons tout d’abord la définition et le rôle de ce système. Dans une montre à sonnerie comme une répétition minutes par exemple, le régulateur de sonnerie permet de réguler la durée de la séquence musicale afin de pouvoir entendre distinctement et harmonieusement les notes sonnées pour les heures, les quarts et les minutes, notes jouées par les marteaux de sonnerie en frappant sur les timbres. Sans un régulateur de sonnerie, cette séquence musicale se déroulerait à la vitesse du ressort du barillet de sonnerie libre, c’est-à-dire beaucoup trop vite pour pouvoir distinguer les notes graves des notes aiguës, les coups simples des coups doubles. L’ensemble ne serait qu’un bruit inintelligible, un peu comme si on jouait toutes les notes d’une mélodie en même temps. Le régulateur de sonnerie vise donc à contrôler le déroulement de l’ensemble, un peu à la façon d’un métronome.
Mais le système mis au point par les ingénieurs et les maîtres horlogers de Vacheron Constantin va plus loin. En effet, les régulateurs de sonnerie traditionnellement utilisés en Haute Horlogerie disposent d’un système dit « à ancre ». En réalité, ce système a deux handicaps : tout d’abord, du fait de la présence d’une ancre, il y a, à terme, usure des composants par frottement, et, problème bien plus gênant pour une montre à sonnerie, le dispositif à ancre génère un bruit parasite clairement audible durant la mélodie.
Lors du développement du calibre équipant la montre anniversaire « Tour de l’Ile » en 2005, les ingénieurs et les maîtres horlogers de Vacheron Constantin ont cherché à remplacer le système de régulateur de sonnerie « à ancre » par un système non seulement silencieux, mais qui limiterait aussi l’usure du mécanisme. Un tel dispositif existait déjà en horlogerie : il s’agissait d’un régulateur centrifuge à masselottes disposées sur un volant. Ce régulateur gère l’énergie libérée par le barillet de sonnerie en écartant, lorsqu’il est en rotation, ses masselottes, ralentissant et régulant par là même la force distribuée par le ressort du barillet. Toutefois, fidèles à la tradition d’une marque dont la devise est «Faire mieux si possible, ce qui est toujours possible», les horlogers de Vacheron Constantin ont préféré orienter leur choix vers un régulateur de sonnerie centripète.
Ce système dispose de deux masselottes dont la forme très particulière a été optimisée dans le but de générer une sorte de « frein moteur » sur l’axe de pivotement du régulateur, lissant ainsi l’énergie libérée par le barillet. Dans les faits, il utilise deux forces, centripète et centrifuge. En effet, une fois le régulateur en rotation, la force centrifuge contraint une des extrémités de chaque masselotte à s’écarter vers l’extérieur du dispositif, tout en permettant à l’autre extrémité d’exercer une pression de plus en plus forte sur l’axe de pivotement pour ralentir et stabiliser la vitesse de rotation de l’ensemble. C’est donc la force centripète qui régule bel et bien le système. Ce dispositif original et certainement unique est parfaitement silencieux. L’amateur curieux pourra d’ailleurs en admirer la rotation à travers le fond saphir du boîtier.
Outre la répétition minute, la montre Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » dispose d’un tourbillon qui, en plus de sa capacité à se jouer des effets de la gravitation pour améliorer la précision du mouvement, présente l’attrait d’un mécanisme tout en transparence permettant de voir battre le cœur de la montre. Le quantième perpétuel, « mémoire du temps à venir », est quant à lui capable de suivre les méandres du calendrier grégorien sans autre intervention qu’un changement de date tous les 400 ans.

Le respect de la philosophie des grandes complications
Si le calibre 2755 a été développé en entier par Vacheron Constantin, il est bien entendu aussi entièrement fabriqué à l’interne, à la seule exception de son assortiment. Chacun de ses composants est usiné de manière telle que les spécialistes qui l’assemblent et le règlent ont suffisamment de « matière » pour pouvoir les ajuster, les optimiser et les harmoniser entre eux. Parfaitement en ligne avec la philosophie de conception et de fabrication des grandes complications, cette façon de procéder garantit des performances optimales et fait de chaque mouvement un exemplaire unique. Une fois assemblé, le calibre 2755 bat au rythme de 18’000 alternances par heure et dispose d’une réserve de marche d’environ 55 heures. Son niveau de finition se singularise par le minutieux travail manuel d’anglage des ponts décorés de Côtes de Genève, de perlage de sa platine et de berçage des barrettes de sa cage de tourbillon. Estampillé du prestigieux Poinçon de Genève, il répond aux douze critères exigeants de ce label indépendant et souverain : garantie de provenance, qualité de précision, durabilité et savoir-faire horloger.
Qualité sonore
Cet extraordinaire calibre prend place dans un généreux boîtier en platine de 44 mm de diamètre dont les caractéristiques ont été pensées afin d’offrir à la répétition minutes une qualité sonore des plus remarquables. La mise en résonance de l’ensemble est optimisée grâce à l’emploi ingénieux d’un plot relié à la fixation des timbres de sonnerie. Le reste de l’habillage a fait également l’objet de multiples raffinements : cadran disponible en deux finitions argentée ou ardoise, et boucle déployante en platine 950 avec demi-Croix de Malte. Notons que ce cadran est subtilement décentré pour mieux mettre en valeur la cage de tourbillon.
Répétition minutes, tourbillon, quantième perpétuel : la réunion en un seul garde-temps de ces trois complications majeures demeure un exercice de style et de maîtrise rarement accompli. Au vu de sa complexité, la montre Patrimony Traditionnelle « Calibre 2755 » en platine fait l’objet d’une production par nature fort limitée.
Patrimony Traditionnelle Chronographe Quantième Perpétuel
« Calibre 1141QP » en platine
Le plus précieux et rare des métaux pour un mouvement de légende
« Calibre 1141QP » en platine
Le plus précieux et rare des métaux pour un mouvement de légende
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Un calibre chronographe mythique
Ce joyau de l’art horloger de seulement 7,40 mm d’épaisseur est de type mécanique à remontage manuel. Il anime un chronographe à roue à colonnes avec embrayage à bascule ainsi qu’un quantième perpétuel et une phase de lune. Ce mécanisme d’exception a fait battre quelques-unes des plus prestigieuses montres-bracelets chronographes de l’histoire horlogère et il est considéré par tous les experts comme l’un des mouvements de ce type les plus aboutis, tant techniquement qu’esthétiquement, par sa remarquable complexité et son architecture d’exception.
Pour lui rendre hommage, Vacheron Constantin le présente cette année dans un écrin digne de son rang : un modèle Patrimony Traditionnelle décliné en platine 950. Une pièce qui se place d’entrée parmi les chefs-d’œuvre de référence de la manufacture genevoise.

Battant au rythme de 18 000 alternances par heure, le calibre 1141QP dispose d’une réserve de marche d’environ 48 heures. Outre les heures, minutes et petite seconde à 9h, il affiche les fonctions chronographe avec trotteuse centrale et compteur 30 minutes à 3h; quant au quantième perpétuel, il rythme les indications jour de la semaine, mois et années bissextiles dans des guichets ainsi que la phase de lune astronomique et la date à aiguille à 6h.
Tantôt souriante, tantôt mélancolique, la lune est gravée à la main dans une plaque de platine massif, patinée ensuite et noircie. À l’instar de tous les mouvements Vacheron Constantin, le calibre 1141QP se caractérise par un minutieux travail manuel d’anglage des ponts décorés de Côtes de Genève et par le perlage, également manuel, de la platine. Ces remarquables finitions et son architecture d’exception peuvent être admirées à travers le fond saphir du boîtier.



















