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Des pièces horlogères historiques, au coeur de la vente Sotheby’s 14-04-2010
Vente de montres importantes ce mois de mai à Genève: La bergère du roi Farouk...

Un exceptionnel automaton fabriqué en trois ors, émail et perles pour le marché chinois, ca 1805-10, est. CHF 400 000-500 000
La prochaine vente de montres importantes, qui aura lieu à l’hôtel Beau Rivage de Genève le dimanche 9 mai 2010, rassemblera un large éventail de garde-temps, allant des montres historiques aux montres contemporaines, des montres de poche aux pendules de bureau, témoignant ainsi de la fascinante évolution de l’horlogerie de 1650 à nos jours.
Geoffroy Ader, responsable européen du département Montres chez Sotheby’s, résume ainsi la prochaine vente : « Cette vente est destinée à attirer l’intérêt et l’imagination des collectionneurs du monde entier. Non seulement il y a des montres pour tous les goûts et tous les collectionneurs, mais aussi il se trouve des pièces de très haute qualité et de remarquables provenances et origines historiques, concédant à ces pièces une valeur hors du commun. Depuis quelques années, nous avons vu dans le cadre de nos ventes, s’accroître le nombre de nouveaux collectionneurs et en particulier d’Asie (dont les tendances vont notamment vers les montres modernes et les montres émaillées). Je me réjouis d’accueillir tous ces collectionneurs, et bien entendu, nos habitués, lors de notre prochaine Vente du 9 mai. »
Garde-temps historiques
Un exceptionnel automaton fabriqué en trois ors, émail et perles pour le marché chinois, ca 1805-10, est. CHF 400 000-500 000* (illustrée en page précédente)
Parfaite illustration de l’exceptionnel ensemble de montres historiques, la petite montre de poche en forme de bouclier, figure parmi les pièces les plus achevées des fameux horlogers Isaac Daniel Piguet et Henri Capt. Fabriquée entre 1805 et 1810, cette ravissante montre et chef d’œuvre d’artisanat, intègre un automate d’une incroyable complexité, illustrant une bergère soignant ses moutons près d’une cascade.
La prouesse artisanale ne doit pas faire oublier sa provenance exceptionnelle : puisqu’elle a appartenu à l’extravagant roi Farouk – dernier roi d’Egypte.
La collection de Farouk était légendaire et hétéroclite : allant de l’argenterie aux timbres et monnaies, des montres aux objets coquins. Son abdication forcée, fut rapidement suivie par une vente aux enchères - déjà chez Sotheby’s en 1954 – de sa vaste et éblouissante collection. Aujourd’hui, plus d’un demi siècle après sa première apparition en vente aux enchères, la montre « à la bergère » revient avec une estimation comprise entre 400 000 et 500 000 CHF.
Une pendule de bureau historique, en plaqué argent et diamants, offerte au Général de Gaulle lors du lancement du « France » le 11 mai 1960
Une rare et historique Rolex Oyster Perpetual à date, automatique, cadran noir et diamants, en or jaune 18 cts, ca. 1950, ref. 6305
Geoffroy Ader, responsable européen du département Montres chez Sotheby’s, résume ainsi la prochaine vente : « Cette vente est destinée à attirer l’intérêt et l’imagination des collectionneurs du monde entier. Non seulement il y a des montres pour tous les goûts et tous les collectionneurs, mais aussi il se trouve des pièces de très haute qualité et de remarquables provenances et origines historiques, concédant à ces pièces une valeur hors du commun. Depuis quelques années, nous avons vu dans le cadre de nos ventes, s’accroître le nombre de nouveaux collectionneurs et en particulier d’Asie (dont les tendances vont notamment vers les montres modernes et les montres émaillées). Je me réjouis d’accueillir tous ces collectionneurs, et bien entendu, nos habitués, lors de notre prochaine Vente du 9 mai. »
Garde-temps historiques
Un exceptionnel automaton fabriqué en trois ors, émail et perles pour le marché chinois, ca 1805-10, est. CHF 400 000-500 000* (illustrée en page précédente)
Parfaite illustration de l’exceptionnel ensemble de montres historiques, la petite montre de poche en forme de bouclier, figure parmi les pièces les plus achevées des fameux horlogers Isaac Daniel Piguet et Henri Capt. Fabriquée entre 1805 et 1810, cette ravissante montre et chef d’œuvre d’artisanat, intègre un automate d’une incroyable complexité, illustrant une bergère soignant ses moutons près d’une cascade.
La prouesse artisanale ne doit pas faire oublier sa provenance exceptionnelle : puisqu’elle a appartenu à l’extravagant roi Farouk – dernier roi d’Egypte.
La collection de Farouk était légendaire et hétéroclite : allant de l’argenterie aux timbres et monnaies, des montres aux objets coquins. Son abdication forcée, fut rapidement suivie par une vente aux enchères - déjà chez Sotheby’s en 1954 – de sa vaste et éblouissante collection. Aujourd’hui, plus d’un demi siècle après sa première apparition en vente aux enchères, la montre « à la bergère » revient avec une estimation comprise entre 400 000 et 500 000 CHF.
Une pendule de bureau historique, en plaqué argent et diamants, offerte au Général de Gaulle lors du lancement du « France » le 11 mai 1960
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Bénéficiant également d’une provenance illustre, le lot 156 – une pendule de bureau en plaqué argent et diamants (est. 30 000 - 50 000 CHF, illustrée à gauche), fabriquée par Boucheron et offerte, il y a 50 ans, au président français Charles de Gaulle pour fêter le lancement du « France », alors plus grand paquebot transatlantique du monde. L’inauguration du « France », du 11 mai 1960, fut un événement d’une portée d’autant plus important que l’entière industrie navale française fut impliquée dans la construction de cet extraordinaire et luxueux paquebot, considéré comme au pinacle du progrès technique et de l’innovation. |
Une rare et historique Rolex Oyster Perpetual à date, automatique, cadran noir et diamants, en or jaune 18 cts, ca. 1950, ref. 6305
Parmi les autres pièces historiques de la vente, se trouve une montre d’une extraordinaire rareté. Doté d’un cadran noir avec indices diamants, l’un des plus rares cadran jamais produit par Rolex, sur un boîtier en or jaune 18 cts avec mouvement automatique, le lot 155, a autrefois appartenu à son Altesse Mohammed Lamine Bey, dernier Bey de Tunis. Son estimation est de 50 000-60 000 CHF. |
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Les montres de poche, qui ont fait l’objet de luttes de plus en plus âpres au cours des précédentes ventes de Sotheby’s, sont particulièrement bien représentées au sein de la vente du mois de mai. Parmi elles, se trouve une rare paire de montres en laiton doré et émail, illustrées des armes et du portrait miniature de l’Electeur Palatin Johann Wilhelm II (1658-1716). Ce chef d’œuvre d’horlogerie (lot 68, illustration gauche), fabriqué aux alentours de 1700 par Simon Mayr, horloger de la cour royale, est estimé 35 000- 45 000 CHF. |
Faisant suite à l’énorme succès de la vente en novembre 2009chez Sotheby’s, d’un ensemble de montres de poche provenant d’une collection européenne privée (cet ensemble atteint un total de 630 500 CHF pour une estimation initiale de 248 000 – 342 000 CHF), la vente de mai présente 20 autres montres de la même collection (lots 69 à 89). Avec des estimations allant de 2 000 à 12 000 CHF, ce second ensemble, est essentiellement constitué de montres de la fin du XVIIIème siècle, dont beaucoup sont magnifiquement émaillées. Parmi elles, on peut remarquer une montre demi-savonette en trois ors et émail, mouvement à verge, fabriquée en Suisse pour le marché turc (lot 89) et estimée 8 000 – 12 000 CHF.
Les montres techniques
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Parmi le grand de montres techniques, on peut remarquer une rare et importante montre de poche « open-faced » à tourbillon et balancier Guillaume, en or jaune, fabriquée par Vacheron Constantin en 1932 (Mouvement N° 416563, Boîtier N°258498). Estimée 60 000 – 80 000 CHF, cette montre récemment retrouvée, est l’une des plus importantes de la célèbre manufacture genevoise. |
Cette montre (lot 186, illustrée à gauche) est extraordinaire à plus d’un titre, non seulement elle a gagné en 1931 le très convoité premier prix de chronométrie de l’Observatoire de Genève, mais également elle possède son propre boîtier d’origine de la même période (il faut noter que seul un petit nombre de montres à tourbillon fabriquées par Vacheron Constantin, ont été emboîtées et finies en même temps que les mouvements).
| Pour illustrer la tendance des montres recherchées pour leur origine prestigieuse, une montre de poche provenant directement de la descendance directe d’Adrien Philippe, l’un des fondateurs d’une des plus célèbres manufacture, Patek Philippe. Le lot 194 de cette vente, est un bel exemple de la maestria horlogère de Patek Philippe, et est estimé 18 000 – 25 000 CHF (illustrée à droite) |
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La légendaire maitrise de Patek Philippe, est également illustrée ailleurs dans la vente : comme le lot 207, une rare et grande montre-bracelet chronographe en or jaune 18 cts, comportant compteurs et échelle tachymétrique, vendue par Gübelin (1953, Réf. 1579, Mouvement N°868528, Boîtier N°679665) et estimée 60 000 – 80 000 CHF ; le lot 210, une rare montre-bracelet chronographe de 1942 à compteurs en acier, a probablement été commandée pour constituer un cadeau de départ pour le directeur de la marque suisse de crayons Caran D’Ache (il s’agit de la très convoitée référence 1436A, Mouvement N° 863089, Boîtier N°625767) : elle est estimée 200 000 – 220 000 CHF (illustration à gauche) |
le lot 222, une belle et rare montre-bracelet à quantième perpétuel, phase de lune et point rouge d’indication d’année islamique bissextile (Réf. 3450J, Mouvement N°1119616, Boîtier N°2788640), estimée 200 000 – 250 000 CHF.
Cette vente comprend également un ensemble de 46 montres-bracelets Patek Philippe modernes à complications– parmi lesquelles: quantièmes perpétuels, phases de lune, fuseaux horaires, et bien d’autres.
Les estimations vont de 6 000 à 85 000 CHF.
Cette vente comprend également un ensemble de 46 montres-bracelets Patek Philippe modernes à complications– parmi lesquelles: quantièmes perpétuels, phases de lune, fuseaux horaires, et bien d’autres.
Les estimations vont de 6 000 à 85 000 CHF.
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Comme ce fut le cas pour de nombreuses montres du légendaire horloger Bréguet, les prestigieux propriétaires, furent légion : cette montre de poche en or à Répétition des quarts (ca. 1800), ne déroge pas à la règle puisqu’elle fut la propriété du Duc de Newcastle, 4ème du nom, qui l’acquit pour la somme princière de 1 440 Francs de l’époque, le 20 mars 1806. Cette même montre (lot 180, illustré à gauche) est estimée 15 000 – 20 000 CHF. |
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Deux merveilleuses montres miniatures complètent harmonieusement cette partie de la vente. La première d’entre elles (lot 166, illustré à droite) est une très rare montre en or et émail, à mouvement à verge, fabriquée aux environs de 1650 par Pascal Hubert (est. 30 000 – 50 000 CHF). Le second lot (lot 176) classe cette montre, dans la catégorie des plus petits calibre de mouvements de Répétition minute pour montre de poche, jamais produits par Audemars Piguet. L’utilisation du platine pour cet exemple de 1914 (réf. 14937, est. 30 000 – 50 000 CHF), rend cette pièce d’autant plus rare ; en effet, les petites montres à Répétition minute étaient essentiellement produites en or, le platine étant un métal plus onéreux et difficile à travailler. |
| Parmi les montres modernes en éditions limitées, on remarquera une montre d’aviateur IWC de grande taille, modèle Antoine de Saint Exupéry (lot 45, illustré à gauche). L’intégralité du produit de la vente de cette pièce (qui est estimée à 50 000 – 70 000 CHF), sera versée à une œuvre caritative d’IWC. D’autres montres modernes en édition limitée, sont inclues dans la vente, comme cette montre à tourbillon Audemars Piguet de grande taille, en Alacrite et Titane (lot 58) et estimée 80 000 – 120 000 |
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En plus de la pendulette du « France » précédemment évoquée, la vente de mai inclura une autre pendule de bureau extrêmement importante –une Cartier dite « mystérieuse » (ainsi nommée en raison de la curiosité d'esprit nécessaire pour décoder son mystère) de 1928 en or jaune, platine, cristal de roche, onyx, nacre et diamants (lot 162, illustrée à gauche). Estimée 280 000 - 350 000 CHF, ce fameux exemple de pendule « mystérieuse », dispose de disques en cristal de roche qui par leurs rotations indiquent les heures et les minutes. Ce mécanisme est mu de façon invisible grâce à des roues camouflée dans le cadre, tandis que la base en onyx contient le reste du mouvement. |
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Enfin, cette vente intègre une montre qui incarne à elle seule, la relation de longue date et de séduction, qui existe entre le monde de l’horlogerie et des voitures rapides. Estimée à 6 000 – 8 000 CHF, ce chronographe Heuer automatique, modèle Monaco, tout auréolé de l’environnement des courses automobiles de vitesse, risque fort de susciter un fort engouement (lot 100, illustré à droite). Ce modèle fut porté par Steve McQueen en 1971 lors du film de courses automobiles « Le Mans ». Cette montre fut offerte à l’actuel propriétaire par le célèbre pilote suisse de courses Gianclaudio ‘Clay’ Regazzoni, vainqueur de cinq Grands Prix entre 1970 et 1980. |
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Texte traduit avec l'aimable collaboration de Monsieur Bernard W. Newton



























