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Montres de collection : quels sont les risques de contrefaçon ? 22-06-2010
Comment assurer une collection horlogère aujourd'hui alors que ce domaine a été envahi par les contrefacteurs, mais aussi par ceux que l'on pourrait qualifier de faussaires.

En effet, que faut-il craindre d'une Breguet Type XX équipée d'un cadran flambant neuf et d'une imitation de calibre 7750 sortie tout droit de l'usine ? Rien, c'est une fausse et cela se voit au premier coup d'œil. Provenance de la montre : la Chine ou un pays voisin. Mais que faire lorsque cette même Breguet Type XX présente un magnifique cadran aux index bien patinés et un calibre à l'aspect ancien, et qui de surcroît tourne "comme une horloge", surtout lorsqu'un léger doute subsiste ?
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Ce dilemme s'est posé à plus d'un : "C'est peut-être la meilleure affaire que je ferai jamais" contre "Si elle est fausse, j'y laisse plus de 10 000 euros..." Surtout lorsqu’on n’est pas un expert chevronné mais simplement un collectionneur amateur prêt à en découdre avec ce nouvel eldorado du placement financier, comme aiment à le faire penser les médias spécialisés.
Ces trois dernières années, j'ai été très étonné de voir avec quelle facilité des gens s'étaient fait escroquer en pensant acheter la pièce rare. Le scénario le plus courant : "Il m'a certifié qu'il l'avait achetée chez [tel vendeur], il m'a fourni les papiers et m'a fait une description exhaustive des détails qui faisaient de cette montre une montre très recherchée." Sans compter les "Elle était parfaite sur la photo...". En écoutant cela, on peut se dire que cela ne nous concerne pas et que celui qui s'est fait avoir n'y connaissait rien. Cela était peut-être vrai il y a encore deux ou trois ans. Malheureusement, les exemples répertoriés entre 2009 et aujourd'hui tendent à mettre à mal ce raisonnement.
Mais alors, ce marché est-il désormais réservé aux experts ou aux quelques véritables professionnels de la montre ancienne ? Ce serait la fin de ce marché, ou au mieux le début de la fin.
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Il existe principalement deux cas de figure. Dans le premier, une personne est désireuse, suite à une campagne d'information sur le sujet, de placer son argent dans une pièce horlogère de valeur. Si cette personne n'est pas experte, au sens le plus technique du terme, il vaut mieux pour elle qu'elle fasse appel à un vrai professionnel. C'est-à-dire, quitte à perdre quelques centaines d'euros, qu'elle achète sa pièce chez un revendeur professionnel digne de ce nom. Ce dernier pourra de plus la conseiller sur le modèle à acheter, combien de temps le garder, etc.
Second cas de figure, la personne est passionnée et davantage intéressée par l'acquisition d'une pièce de collection qui va la faire "vibrer" que par l'intérêt spéculatif de la chose. Elle n'a pas de moyens énormes et une montre à un prix assez intéressant se propose à elle. Ici, hors de question d'acheter à un particulier sans les connaissances requises et encore moins par correspondance. Si le vendeur est honnête et n'a pas de doute sur la qualité de la montre, alors il acceptera de clore la transaction via un tiers. Il est possible de trouver des professionnels qui voudront bien regarder cette montre et donner leur avis. C'est toujours pour eux l'opportunité de faire connaissance avec un nouveau client potentiel.
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S'agissant de finances, ce monde est sans scrupules et on aura affaire de plus en plus souvent à des montres qui sont, elles, de moins en moins "d'origine". Cela pour deux raisons : la disparition des pièces avec le temps et la multiplication de pièces contrefaites sur le marché.
Soyons vigilants et veillons, nous aussi, à ne pas laisser notre passion se faire polluer par des opportunistes de passage dans le domaine de l'horlogerie.
Article écrit par Fabrice Guéroux




















