Nautilus de Patek Philippe, 30 ans de légende 20-05-2009

Son design original fait sensation à une époque de bouleversements géopolitiques et sociaux. «Tout le monde s’efforçait alors de reproduire le modèle le plus plat possible. La Nautilus s’écartait totalement de cette tendance» ; en effet, même si elle n’est pas massive par rapport à certains modèles actuels, la Nautilus originale passait pour une grande montre. «Cela marquait peut-être une mutation du mode de vie», songe Philippe Stern, à la tête de la maison familiale depuis 1977. «Les gens devenaient plus actifs, ils étaient nombreux à s’entretenir pour garder la forme et, pour la première fois, ils cherchaient un garde-temps robuste, costaud, à porter en faisant du sport. C’était nouveau pour une manufacture haut de gamme, mais nous avons décidé de nous mettre à l’écoute de nos clients."
"Ayant l’intention d’aboutir à quelque chose de très nouveau et différent, nous avons songé à un garde-temps évoquant un hublot ou un sas de plongée.» Son allure audacieuse, grâce notamment à son bracelet articulé ergonomique composé de maillons encastrés, au style épuré de sa lunette octogonale plate et de ses charnières (mécanisme ressemblant à un gond et refermant le boîtier), a été élaborée avec le styliste Gérald Genta.
Les références nautiques évoquées par M. Stern ont trouvé à s’incarner dans l’appellation et la remarquable étanchéité de la Nautilus. «La première Nautilus pouvait descendre à 120 mètres… Bien sûr, personne ne descend à une telle profondeur avec une Patek Philippe.» La Nautilus incarne alors l’obsession du XXIe siècle pour les garde-temps de luxe combinant haute technicité et performances, avec une montre capable de fonctionner dans des conditions extrêmes.
Jusqu’au début des années 1980, la demande en Nautilus est qualifiée de «modérée» par M. Stern. Puis sa popularité croît et, depuis quelques années, la rareté des pièces initiales a fait grimper sa cote lors des ventes. Le modèle dame, plus petit, lancé postérieurement, connaît un fort succès dès ses débuts. Depuis quelques années, les femmes s’intéressent de nouveau aux boîtiers de cette forme, sous l’influence de l’Aquanaut, une jeune cousine de la Nautilus. Avec son bracelet tropical et sa lunette sertie de diamants, l’Aquanaut Luce pour dames séduit une génération qui ne savait pas encore lire l’heure lorsque la Nautilus originale a fait son entrée dans le monde horloger en 1976.
En 1981, son diamètre passe de 42 mm à 37,5 mm (réf. 3800), une taille plus petite que les critères en vigueur pour les montres hommes au XXIe siècle. L’année 1998 marque le retour de la Jumbo (appellation qui désigne désormais le modèle de 42 mm de diamètre), dotée d’un cadran et d’un mouvement neufs, sous la référence 3710/IA. En 2005 apparaît la première Nautilus à complication, sous la référence 3712/IA, munie d’un indicateur de réserve de marche, de la date et des phases de la lune.
Les amateurs de Nautilus ont pu deviner ce qui se profilait en 2005, lors du lancement de la réf. 3712/IA, une Nautilus au boîtier d’un diamètre de 42 mm renfermant le fameux mouvement Patek Philippe 240 PS IRM C LU, propre aux références 5054 et 5055. Tout à fait remarquable en soi, la réf. 3712/IA marque un tournant, car son apparition proclame la volonté de Patek Philippe de doter ce boîtier légendaire de ses plus célèbres mouvements.
Avec le recul, le boîtier semble avoir été conçu dès l’origine pour accueillir les poussoirs additionnels qui ornent le nouveau chronographe, réf. 5980/IA, lui-même doté du nouveau mouvement chronographe automatique roue à colonnes, calibre CH 28-520 C, avec date instantanée et seconde au centre/aiguille de chronographe avec fonction flyback. C’est le fameux mouvement qui a fait ses débuts dans la réf. 5960P.
Le généreux cadran de l’une des plus compliquées des Nautilus, la réf. 5712/IA (aussi disponible sur version cuir en or rose ou or blanc), accueille l’affichage de la date, des phases de lune et de la réserve de marche à la perfection. La finition et les proportions du bracelet ont été légèrement revues afin d’améliorer le style et le confort tout en préservant les éléments essentiels de l’original.
En lançant sa nouvelle collection Nautilus, Patek Philippe présente un «restyling» très réussi de son grand classique sport chic. Grâce à des retouches tout en finesse et mûrement réfléchies, cette montre originale a encore gagné en style, sans perdre son caractère. Quant au chronographe Nautilus réf. 5980/1, il vient compléter avec bonheur ce beau choix de montres sportives. De quoi assurer à la Nautilus un succès continu pour les trente prochaines années.
Évolutions de la nouvelle collection Nautilus 2006
1. Forme du boîtier, charnières arrondies
2. Fond saphir sur toutes les montres de la collection
3. Forme des index redessinée, pour chaque position, en fonction du tracé de la lunette
4. Aiguilles agrandies
5. Proportions du bracelet revues et finitions optimisées
6. Introduction de versions en or dotées de bracelets cuir
7. Première apparition d’une version en or rose dans la collection Nautilus
8. Nouvelle construction de boîte (en trois parties au lieu de deux) avec fond et couronne
9. Nouvelle boucle déployante à trois lames et double sécurité pour les versions sur
10. Nouvelles dimensions :
- nouvelle taille médium : 38,4 mm (taille médium originale : 37,5 mm) ;
- nouvelle grande taille : 43 mm (grande taille originale «Jumbo» : 42 mm) ;
- taille du nouveau chronographe : 44 mm.
11. Nouvelle complication, chronographe automatique Nautilus.
Caractéristiques techniques, Nautilus réf. 5711/1 acier
Mouvement : Calibre 315 SC
Mouvement mécanique à remontage automatique
Diamètre : 27 mm
hauteur : 3,22 mm
Nombre de composants : 213
Nombre de rubis : 29
Réserve de marche : min. 38 heures, max. 48 heures
Masse oscillante : rotor central unidirectionnel en or 21 carats
Balancier : Gyromax
Fréquence : 21 600 alternances/heure (3 Hz)
Spiral : plat
Fonctions : Couronne à trois positions :
- poussée : remontage du mouvement,
- tirée en position intermédiaire : correction rapide de la date,
- tirée au maximum : mise à l'heure.
Affichage :
- heures, minutes et secondes au centre,
- date par guichet à 3 heures.
Signe distinctif : poinçon de Genève
Habillage :
Boîtier en 3 parties (fond, carrure, lunette)
Acier, fond saphir transparent, couronne étanche vissée
Lunette avec satinage vertical
Étanche à 120 mètres
Dimensions du boîtier : De 3 heures à 9 heures : 43 mm (charnières incluses)
De 3 heures à 9 heures avec couronne : 44 mm
De 6 heures à 12 heures : 38 mm (lunette)
De 2 heures à 8 heures : 40 mm
Épaisseur : 8,3 mm
Cadran : dégradé allant de noir, en bordure, à bleu foncé, au centre
Relief horizontal frappé
12 index «bâton» appliques en or gris 18 carats avec revêtement luminescent
Aiguilles des heures et des minutes de type «bâton» en or gris 18 carats avec revêtement luminescent
Aiguille des secondes en or gris
Bracelet : acier, maillons centraux polis, maillons extérieurs satinés
Boucle déployante en acier















